L'espace des possibles
Imaginez un petit hameau au sein d'un cadre magnifique de nature provinciale. Imaginez que ce hameau se meure par le déclin de l'entreprise à laquelle il était naguère rattaché. Imaginez que les propriétaires aient envie de revivifier ce hameau d'une manière intelligente, c'est à dire, sans esprit de lucre mais dans un esprit de paix, de simplicité et de solidarité et dans le but de permettre à ceux qui le souhaitent d'y évoluer personnellement.
Imaginez que ce projet , notre projet, prenne corps.Imaginez alors que ce projet devienne aussi le vôtre!
Notre but
Notre but et de revivifier un hameau d'une quinzaine de maisons à l'écart d'un petit village de Franche-Comté. Ce hameau (voir encadré) qui, naguère, a connu ses heures d'or se meurt peu à peu.
Mais il ne s'agit moins de sa restauration matérielle, ou de son repeuplement que de lui redonner une âme, d'en faire un lieu où il fait bon vivre en renouant avec les valeurs de solidarité et avec l'esprit humaniste. Il s'agit de recréer une communauté, non pas au sens d'une communauté collectiviste ou plus au moins marginale mais au sens d'une communauté villageoise, respectant les personnalités et les intimités de chacun mais capable de se mobiliser pour des intérêts communs. Ni passéiste (et encore bien mois rétrograde), ni asociale (et nullement antisociale), ce mode de vie se base sur une réflexion sur les causes profondes des dysfonctionnements de notre société pour tenter d'apporter une réponse aux difficultés grandissantes d'une part non négligeable de la population que les économistes et sociologues nous prédisent en fort accroissement dans les années qui viennent.
Le constat
L'évolution de la société connaît une crise sans précédents. Non pas, comme la presse se plaît à le rappeler une véritable crise économique comme celle qui a frappé les sociétés occidentales dans les années trente et qui correspondait à une récession générale de l'économie mais bien plutôt à une crise morale et sociale. En effet, la question est moins la production de richesses qui continue, globalement, à connaître une progression constante que celle de sa répartition.
On constate en effet que les écarts entre les « riches » et les « pauvres » se creusent de plus en plus. Que l'appât du gain est plus fort que les anciennes solidarités. C'est ainsi que des entreprises, globalement florissantes peuvent impunément faire disparaître des centaines d'emplois locaux en procédant à des délocalisations par exemple. C'est le résultat d'une profonde mutation de la société qui privilégie les notions de rentabilité à celle des anciennes solidarités locales. C'est le triomphe du matérialisme sur l'humanisme. C'est la victoire de la recherche du profit immédiat qui fait négliger des quantités de sources de richesse. La morale du marché s'est substituée à celle de l'homme qui, après avoir été réduit au rôle de travailleur se voit maintenant limité à celui de consommateur. Les germes en sont contenus dans les principes, dits libéraux, découlant des dés idées des Lumières qui ont permis l'avènement du capitalisme. etr qui, dès le début du XIXe siècle, ont amorcé le mouvement qui nous conduit à la crise morale actuelle.
Les individualismes sont générés par une société qui isole et met en concurrence
Dans l'incapacité de réformer la société d'un coup de baguette magique, notre volonté est d'apporter une réponse ponctuelle, non pas en "faisant la charité" mais en rendant sa place à l'homme dans une micro société qui ne serait pas régie par les seuls impératifs d'efficacité immédiate, de rentabilité et de concurrence mais dans laquelle ils apprendraient à développer leurs complémentarités au sein d'un groupe humain qui serait fondé sur des valeurs ancestrales simples mais aujourd'hui trop oubliées : L'entraide par la mise à disposition des compétences , la chaleur humaine, la créativité, le sens des responsabilités.
Les moyens
Nous disposons d'un domaine comportant un potentiel de ressources qui ne demandent qu'à être mises en valeur :
Des habitations, certes à restaurer, pourraient offrir leurs toits. Des locaux collectifs existent également qui pourraient être aménagés. Des bois, des terres et un étang sont susceptibles de produire une part importantes des besoins alimentaires (potagers à créer vergers à exploiter élevages de lapins ou/et de volailles à réaliser), des terrains constructibles existent et sont susceptibles d'accueillir des porteurs de projet générateurs d'emploi et de ressource pour le hameau.
Nous disposons donc là des bases permettant d'assurer à une quinzaine de famille la satisfaction d'une partie des principaux besoins vitaux : un abri, du chauffage, une nourriture saine. Mais l'homme a aussi besoin du groupe qui lui permet, s'il trouve son équilibre, de le réchauffer, de le rassurer, de le valoriser et de le stimuler. Il a besoin de nourritures intellectuelles, créatrices et spirituelles.
L'esprit
Nous souhaitons donc recréer au sein du hameau une communauté villageoise basée sur l'entraide, inspirée par le concept de "l'infrasocial" développé par ailleurs (Voir l'article) Elle sera régie par une charte à laquelle devra adhérer tout postulant qui pourra bien sur contribuer a son amélioration.
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Elle s'adresse à ceux qui souhaitent créer pour eux même et pour les autres dans une unité de temps et de lieu, l'accès aux richesses fondamentales rendant possible une vie de qualité. Elle vise à restituer à ceux de ses membres qui auraient perdu foi en leur capacités, les moyens de conserver dignité équilibre et fierté et de subvenir à leurs besoins vitaux, qu'ils soient matériels, affectifs ou philosophiques,
Nous ne voulons pas créer de toutes pièces de manière théorique et intellectuelle un nouveau type de société. bien au contraire, notre réflexion s'est largement inspirée des principes de vie qui ont longtemps prévalus tant dans les sociétés primitives que dans une époque relativement récente tout en restant ouverts aux aspects positifs du monde moderne.
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Il s'agit donc de proposer un cadre dans lequel l 'individu pourra trouver les moyens de s'épanouir avec ses forces comme avec ses faiblesses au sein d'un groupe pratiquant les vertus, certes exigeantes,d écoute,de recherche sincère, de tolérance, d'entraide favoriseant tant la diversité que la complémentarité des êtres.
Pour cela nous souhaitons mettre à la dispositon de ceux qui voudront les exploiter dans un esprit de partage les ressources naturelles, les constructions du domaine. Nous souhaitons également accueillir des porteurs de projets portant les même valeurs à la recherche d'un lieu d'action.
Etat actuel du projet
Aujourd'hui, notre réflexion fondamentale est bien avancée : Les bases sont définies. Les structures juridiques sont prêtes.
Il est maintenant temps de passer à la phase active de la réalisation.
Mais si la "philosophie" du projet est clairement définie, il est d'évidence que celui-ci évolura et ne se bâtira que par et avec les hommes et les femmes qui viendront le partager
Nos besoins
Nos besoins sont avant tout en êtres humains. Tant les concepteurs que ceux qui y ont travaillé sont maintenant, pour l'essentiel, au soir de leur vie. C'est moins pour eux que ce projet est conçu,que pour les jeunes générations qui en assureront la pérennité et la prospective .
Nous avons besoin, bien sûr de candidats à l'installation dans ce hameau.
Il n'y a pas de profil type. Les seuls critères sont que cette installation peut avoir : que le choix de cet établissement soit dicté par les valeurs que nous portons et qu'il corresponde à un besoin d'aide.
Bien sûr, une place est tout naturellement réservée à ceux qui ont été "éreintés" par la vie. Que ce soit pour des causes économiques telle que le chomage qui peut entrainer des conséquences matérielles considérables qu'un individu isolé peut avoir du mal à surmonter seul ou des causes personnelles telle un divorce ou tout autre circonstance qui déclenche une spirale descendante.
Mais nous avons aussi besoin, et il en va de l'équilibre du groupe humain, de porteurs de projets qui, seuls n'auraient pas les moyens de se lancer dans l'aventure mais qui pourraient bénéficier de la synergie du groupe. Que ce soit des projets simples à mettre en oeuvre comme une activité de potagers ou d'apiculture ou des projets plus complexes telle qu'une institution destinée à accueillir des enfants en difficulté ou la création d'une strucure d'accueil humaine pour des personnes agées. La seule règle étant que ces activités bénéficient à l'ensemble de la communauté du hameau.
Nous souhaiterions aussi accueillir au sein d'une des maisons des artistes, sculpteurs, peintres, poètes par exemples qui partageraient leur conceptions artistiques avec les autres habitant du hameau.
Enfin, nous souhaitons rassembler autour de notre projet tous ceux qui, de près ou de loin, voudraient partager, conseiller, orienter, aider notre initiative.
Nos moyens
Comme dit plus haut, le hameau se construira par ceux qui viendront y vivre et par ceux qui voudront y participer par leur action ou leur réflexion. Peu importe au fond le activités qui s'y développeront pourvu qu'elles s'inscrivent dans l'esprit du projet, dans le service de l'ensemble. Mais nous savons bien que l'homme, s'il a besoin d'une satisfaction de ses besoins vitaux élémentaires (un toit, une nourriture saine) a également d'autres attentes.
Pour qu'une vie collective se crée il est nécessaire que les habitants se rencontrent et se parlent. Bien sûr, pour cela il faudra des fêtes, comme celles qui ponctuaient la vie des villages de jadis, des équipements communs (et pourquoi pas une laverie-salle de repassage collective, évitant le gachis du suréquipement individuel et permettant ainsi par l'échange verbal d'alléger le poids des corvées domestiques comme cela se faisait jadis au lavoir ?).
Dans tout groupe humain, des tensions peuvent apparaitre. Plutôt que de laisser celles-ci s'envenimer il est possible par des groupes de paroles, par des réunions de "régulation" de désamorcer ces tensions avant qu'elles ne dégénèrent en conflits plus ou moins ouverts.
Le bien être de l'âme passe aussi par celui du corps, aussi nous nous proposons de développer une activité de massage.de relaxation... ceux qui le souhaiteront pourront trouver aussi des momentsde yoga, de méditation..
Nous nous attacherons à veiller à la qualité de l'alimentation : nous avons à notre disposition un domaine relativement épargné par les pollutions modernes et nous nous attacherons à produire des aliments sains et naturels, ce qu'il est convenu d'appeler "biologique" même si la label n'est pas recherché.
Mais l'homme a aussi besoin de nourritures intellectuelles, de créativité artistique de réflexion, d'esthétique. c'est tout le sens du désir que nous avons d'accueillir des artistes mais aussi des "penseurs" capables de partager et d'initier.
Somme toute l ensemble de notre propos est bien dans l air du temps ..et les nombreuses initiatives que prennent des petits groupes pour simplifier, autonomiser économise et gérer ensemble leur qualité de vie , laisse présager que nos concitoyens face a des situations sociales et économiques difficiles restent plein de ressources pour peu que l on leur en fournisse l'opportunité et un terrain favorable . tel est le cas de ce projet .. bienvenue a ceux qui y contribueront par la lecture et le commentaire de cette présentation .. par leurs suggestions, leur participation sous toutes ses formes .
A bientôt !!
Votre poème sur les ravages de l'alcool ne nous a pas laissé insensibles car vous avez trouvé des mots et des images qui décrivent bien les pièges et les souffrances dans lesquels tombent beaucoup d'humains. Ces pièges, la solitude, l'impossibilité de partages enrichissants, ce justement nous souhaitons déserrer l'emprise avec tous les architectes du coeur créer des nouveaux espces d'esperance et de création...notre projet théatre de verdure aceuillerait volontiers une soirée poésie ou vos écrits seraient partagés si vous le souhaitiez .. Micha
Je n'ai pas le temps de tout lire maintenant mais je reviens dans la soirée.
C'est fabuleux comme projet et j'y adhère totalement
Amicalement
GENERATION DES "S A N S" et celle DES " T R O P "
Ou allons nous ? J' AI MAL A LA FRANCE .
CATASTROPHES HUMAINES EN VUE .
LA GENERATION DES « SANS »
Les « S A N S » essaient de débuter leur vie de chômeurs
Abandonnées SOUVENT SANS MINIMAS SOCIAUX
LES " S A N S " : sans permis de conduire - sans famille en mesure de les soutenir - sans savoir lire, écrire ou compter - Sans scolarité normale avec des enseignants cherchant à faire des têtes BIEN FAITES sachant réfléchir , en s'intéressant à tous les élèves, y compris aux difficiles qui ont besoin de plus d'attention - Sans revenu ni minimas sociaux - sans boulot , malgré un C A P - ou Sans compétence professionnelle - Sans employeur, autour du domicile , dans un rayon raisonnable ( campagne ) - sans argent – sans logement - ET SANS SOUTIEN DES ELUS .
LA GENERATION DES "T R O P " et LA GENERATION DES " SANS"
Ou allons nous ? J' AI MAL A LA FRANCE .
CATASTROPHES HUMAINES EN VUE .
LA GENERATION DES « TROP » :
- Trop vieux et pas assez rentable , il est sûr qu'il n'ont plus leur force et la souplesse de leur vingt ans - Trop GROS - Trop expérimenté - Trop petit, pas assez grand - Trop lent – Trop handicapé , même s'il ne sont pas reconnu , ni par la M D P H ou la sécu, même si leur médecin délivre un certificat d'inaptitude physique - Trop cher - ...
MICHEL LHEROT
Association pour l 'emploi, l 'information et la solidarité des victimes du chômage ou de la précarité du cher